Page revue le 15 septembre 2026 Rédigé par un courtier agréé FSMA.
Son nom légal est assurance incendie, risques simples, et le feu n'est que le premier des risques qu'elle couvre. Elle protège le bâtiment, ce qu'il contient et votre responsabilité. Le vrai enjeu n'est pas le prix : c'est le capital déclaré.
Un contrat qui répare le bâtiment, remplace le contenu et couvre votre responsabilité envers les voisins et le propriétaire. Obligatoire pour le locataire. Pas pour le propriétaire, sauf quand la banque l'exige dans le cadre d'un crédit. Et dangereux dès que la description du risque ne correspond plus à la réalité du bien.
Trois objets assurés, et une liste de périls qui va très au-delà du feu. Le socle est standardisé par le marché belge ; les options font la différence de prime, et parfois la différence de dossier.
Murs, toiture, sols, installations fixes, et tout ce qui reste si vous retournez la maison : cuisine équipée, sanitaires, chauffage.
Meubles, électroménager, vêtements, matériel informatique. Les objets de valeur ont presque toujours un plafond propre.
Le recours des voisins et des tiers, la responsabilité du propriétaire du bâtiment, et la responsabilité locative si vous louez.
Vol, bris de machines, jardin et abords, assistance habitation, protection juridique : elles se choisissent, elles ne se subissent pas.
Les deux contrats ne font pas double emploi : le propriétaire assure sa propriété, le locataire assure sa responsabilité et ses meubles. Confondre les deux, c'est découvrir un trou le jour du sinistre.
Elle est régionale et récente. En Wallonie, elle découle de l'article 17, § 2 du décret du 15 mars 2018 relatif au bail d'habitation, pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 1er septembre 2018. En Flandre, du Vlaams Woninghuurdecreet du 9 novembre 2018, entré en vigueur le 1er janvier 2019. En Région bruxelloise, elle découle de l'ordonnance du 4 avril 2024 modifiant le Code bruxellois du Logement, pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 1er novembre 2024.
Dans les trois cas, le locataire doit couvrir sa responsabilité locative et en fournir la preuve au bailleur. La règle bruxelloise est la plus exigeante des trois : elle vise nommément l'assurance incendie, impose de la souscrire avant l'entrée dans les lieux et de produire la preuve du paiement des primes au bailleur. En arrière-plan, l'article 1733 de l'ancien Code civil : en cas d'incendie, le locataire est présumé responsable, sauf s'il prouve l'absence de faute. C'est cette présomption que le contrat finance.
Textes consolidés sur Justel, la banque de données du Service public fédéral Justice. Les liens s'ouvrent dans un nouvel onglet.
Si le locataire ne prouve pas qu'il est assuré, le bailleur peut faire ajouter une clause d'abandon de recours à sa propre police, dont il répercute le coût. L'assureur du bâtiment renonce alors à se retourner contre l'occupant.
Tout dépend de sa rédaction. Les bonnes clauses étendent l'abandon de recours au recours des tiers : dans ce cas, elles suffisent souvent. Les autres ne couvrent que le bâtiment du bailleur, et l'occupant reste exposé pour les dégâts causés aux voisins. Dans les deux cas, son propre contenu n'est jamais couvert par cette clause : c'est la confusion la plus fréquente.
Vous prêtez un logement à un proche, sans loyer, en confiance. Le jour du sinistre, ce n'est pas vous qui décidez : le recours contre l'occupant est exercé par votre compagnie, subrogée dans vos droits, et vous ne pouvez pas vous y opposer. La seule parade est contractuelle : faire inscrire l'abandon de recours au profit de l'occupant dans votre police, avant l'entrée dans les lieux.
Si la valeur déclarée est inférieure à la valeur réelle de votre habitation, l'assureur réduit l'indemnité dans la même proportion. La règle vaut aussi pour un sinistre partiel : ce n'est pas seulement en cas de destruction totale que la sanction tombe.
Le calcul est mécanique : dommage × valeur assurée ÷ valeur à assurer. Une véranda, une salle de bain refaite, des combles aménagés, et le capital de 2016 ne correspond plus à rien.
La grille d'évaluation de la compagnie : nombre de pièces, surfaces, niveau de finition. Correctement complétée, elle engage l'assureur, qui renonce à invoquer la règle proportionnelle. C'est le document le plus important du dossier, et celui qu'on remplit ensemble.
S'ajoute l'indexation ABEX : les capitaux et la prime suivent l'indice de la construction, révisé deux fois par an. Elle protège de l'érosion, mais elle n'a jamais rattrapé des travaux non déclarés.
Vous êtes indemnisé intégralement : la compagnie renonce à la règle proportionnelle.
80 % du capital nécessaire, donc 80 % de l'indemnité. 12 000 € de perte.
Le cas classique après quinze ans de travaux non déclarés : 24 000 € de perte.
Trois notions qui décident du montant sur votre compte. Elles ne se négocient pas au moment du sinistre : elles se lisent à la souscription.
Le coût de reconstruction ou de remplacement au prix du jour, sans déduction d'ancienneté. C'est la référence pour le bâtiment quand vous en êtes propriétaire.
En pratique : un toit de vingt ans détruit par une tempête est remplacé par un toit neuf.
La valeur à neuf diminuée de la vétusté. C'est la référence pour le locataire sur le bâtiment, et pour certains biens du contenu.
En pratique : une chaudière de quinze ans n'est pas indemnisée comme une chaudière neuve.
Le pourcentage de déduction pour usure. Les contrats ne l'appliquent en général qu'au-delà d'un seuil, souvent 30 % de vétusté.
En pratique : sous le seuil, on vous rembourse du neuf ; au-delà, la déduction commence.
Les trois familles de sinistres que nous déclarons le plus souvent, et pour lesquelles la frontière entre couvert et exclu est la plus mal connue. Depuis 2007, la garantie catastrophes naturelles est incluse d'office dans toute assurance incendie des risques simples : elle ne se souscrit pas à part. Attention toutefois si le bien se situe en zone à risque : la compagnie peut y appliquer une franchise majorée, un plafond réduit ou une exclusion, et la tarification peut passer par le Bureau de tarification. C'est le premier point que nous vérifions sur l'adresse.
Une véranda jamais déclarée, et 17 000 € qui restent sur la table.
Un client de la région de Dinant assure sa maison en 2015. En 2019, il ajoute une véranda et refait la salle de bain. Il ne prévient pas son assureur : le contrat s'indexe tout seul, il pense que ça suffit.
Un raccord de chauffage lâche à l'étage. Le dommage est chiffré à 60 000 € : parquet, plafonds, cuisine. L'expert établit la valeur de reconstruction réelle à 400 000 € alors que le contrat en assure 285 000. La règle proportionnelle s'applique : l'indemnité tombe à un peu plus de 42 000 €.
Le coût de la mise à jour du capital, à l'époque : environ 90 € de prime supplémentaire par an.
La franchise en assurance habitation est indexée sur l'indice des prix à la consommation et tourne autour de 330 € chez la plupart des compagnies. Elle joue par sinistre. Certaines formules la rachètent, d'autres la relèvent pour baisser la prime : c'est un arbitrage, pas une fatalité.
Au-delà d'un montant de dommage, la compagnie mandate un expert. Vous avez le droit d'en désigner un à votre tour : c'est la contre-expertise. Ses honoraires sont pris en charge par une protection juridique étendue, pas par la garantie incendie elle-même. C'est un point qu'on regarde avant le sinistre, pas pendant.
On prend la déclaration, on sécurise l'urgence et on vous dit ce qu'il faut photographier avant de nettoyer.
Déclaration transmise, garanties et capitaux vérifiés, franchise annoncée.
La compagnie mandate un expert. Vous pouvez en désigner un à votre tour si le chiffrage ne tient pas.
Souvent en deux temps : une avance sur la valeur réelle, le solde en valeur à neuf sur présentation des factures de remise en état.
Photographiez avant de nettoyer, gardez la pièce défectueuse, ne jetez rien. Un dossier sans photo se discute toujours plus longtemps qu'un dossier documenté.
Et déclarez chez votre propre assureur, même quand la cause vient de chez le voisin : c'est lui qui vous indemnise, puis exerce le recours.
Déclarer un sinistre →Comptez de l'ordre de 100 à 200 € par an pour un locataire d'appartement, et de 300 à 700 € par an pour le bâtiment d'une maison en propriété. À cela s'ajoutent 100 à 200 € par an pour assurer le contenu, et 100 à 200 € par an de plus si vous ajoutez le vol. L'écart vient de la surface, de la région, des capitaux et des options retenues, pas de la marque de l'assureur.
Deux contrats au même prix peuvent se comporter très différemment le jour du sinistre. Les six questions qui séparent réellement deux offres :
C'est la seule vraie protection contre la règle proportionnelle. Exigez-la par écrit.
Bijoux, matériel informatique, vélos, instruments : chaque poste a sa limite.
Montant indexé, application par sinistre, et possibilité de la racheter.
C'est ce seuil qui décide du montant réel sur un bien de dix ou quinze ans.
Moyens de protection exigés, plafonds, délai de déclaration, dépôt de plainte.
Sans elle, les honoraires de votre expert restent à votre charge.
Gardez l'habitation et la RC familiale chez la même compagnie. Plusieurs couvertures se chevauchent entre les deux contrats : le kot étudiant, les biens de villégiature, les dégâts causés dans un logement temporaire. Avec un seul assureur, un seul gestionnaire tient le dossier ; avec deux, chacun a intérêt à renvoyer la balle à l'autre.
Nous travaillons avec plus de 40 compagnies. Voir comment nous travaillons.
Faire comparer mon contrat →« Les mauvais dossiers habitation ne viennent presque jamais d'une exclusion. Ils viennent d'un capital qui n'a pas suivi la maison. »
Quand un client rénove, il appelle son architecte, son entrepreneur, sa banque. Pas son courtier. Et c'est le seul appel qui change le montant de l'indemnité dix ans plus tard. Une grille d'évaluation mise à jour après travaux coûte quelques dizaines d'euros de prime ; l'oublier coûte parfois un quart du dommage.
Bureaux de Ciney, Dinant, Eghezée et Bruxelles. Courtier agréé FSMA n° 111917.
Poser une question →Votre cas n'y est pas ? Posez la question, on répond en 48h.
Poser ma question →Pour le locataire, oui : l'obligation d'assurer sa responsabilité locative est inscrite dans le décret wallon du 15 mars 2018 pour les baux conclus depuis le 1er septembre 2018, dans le décret flamand depuis le 1er janvier 2019 et dans l'ordonnance bruxelloise du 4 avril 2024 depuis le 1er novembre 2024, qui vise nommément l'assurance incendie et exige la preuve du paiement des primes. Pour le propriétaire, aucune loi ne l'impose : elle ne devient obligatoire que lorsque la banque l'exige dans le cadre d'un crédit hypothécaire.
Relecture de la grille d'évaluation, comparaison des garanties et des plafonds, vérification de la franchise. Sans engagement, et sans discours de vente.
Cette page a une valeur informative et ne remplace pas les conditions générales, les conditions particulières et le document d'information (IPID) du contrat, seuls documents contractuels. Les montants cités sont indicatifs, indexés, et varient d'une compagnie à l'autre. Les exemples chiffrés sont reconstitués à partir de dossiers réels et ne constituent pas un engagement d'indemnisation. Cinassur est le nom commercial de Jacis SRL, courtier en assurances agréé FSMA sous le numéro 111917.