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Assurance familiale (RC vie privée)

Page revue le 15 septembre 2026 Rédigé par un courtier agréé FSMA.

On l'appelle assurance familiale, RC familiale ou RC vie privée : c'est le même contrat, celui qui paie les dommages que vous, vos proches et vos animaux causez involontairement à des tiers. La loi ne l'impose pas. Elle impose de réparer, et c'est bien plus lourd.

Demander une offre → Ce qu'elle couvre
Une famille dans la vie de tous les jours : les dommages que couvre l'assurance familiale
En bref

Un contrat à moins de 130 € par an, non obligatoire, qui couvre les dommages causés à des tiers par vous, vos enfants, vos animaux et les personnes qui vous aident à la maison. C'est le contrat le moins cher du portefeuille et celui qui sert le plus souvent.

  • Ce qu'elle couvre
    Les dommages causés à des tiers par votre ménage, hors activité professionnelle
  • Obligatoire
    Non, mais indispensable : la loi ne l'impose pas, elle impose de réparer le dommage
  • Ce qui distingue les offres
    La garantie objets confiés : présente chez certains assureurs, absente chez d'autres
  • Point de vigilance
    Les exclusions reprises par la compagnie et le cercle exact des assurés
Le vocabulaire

Assurance familiale, RC familiale, RC vie privée : le même contrat

Trois noms commerciaux pour un seul produit, dont le nom légal est « assurance de la responsabilité civile extra-contractuelle relative à la vie privée ». Ce nom dit exactement ce qui est couvert, à condition de le décomposer.

Le contrat en une phrase

Elle couvre les dommages non intentionnels, causés à un tiers, en dehors de tout contrat. Trois conditions, cumulatives.

  • Premier filtre

    Un dommage non intentionnel

    Une imprudence, une maladresse, une négligence. L'aléa est la matière même de l'assurance.

    Donc pas : le dommage causé volontairement, sauf par un enfant de moins de 16 ans dans la plupart des contrats.

  • Deuxième filtre

    Causé à un tiers

    Un tiers, c'est quelqu'un qui n'est pas assuré par votre contrat. Le voisin, un passant, un commerçant.

    Donc pas : les dommages entre personnes assurées par le contrat, ni ceux causés à vos propres biens.

  • Troisième filtre

    En dehors de tout contrat

    La garantie est extra-contractuelle : elle s'arrête là où un contrat vous lie à la personne lésée.

    Donc pas : le travail, la location d'une machine, le bien qu'on vous prête ou qu'on vous confie.

Le nom légal, mot à mot

« Assurance de la responsabilité civile extra-contractuelle relative à la vie privée »

  • Le premier mot
    Assurance

    Un contrat facultatif, annuel, à prime modeste. Il ne crée aucune obligation : il finance une obligation qui existe déjà dans le Code civil.

  • Le deuxième mot
    Familiale

    Le cercle des assurés dépasse la famille : conjoint, enfants même en kot, personnel domestique, baby-sitter, gardien d'animaux. La loi les nomme explicitement.

  • Le troisième mot
    Vie privée

    La frontière décisive. Tout ce qui relève d'une activité professionnelle sort du contrat et relève de la RC professionnelle ou de la RC exploitation.

La question qu'on nous pose d'abord

Est-elle obligatoire ? Non. Indispensable, oui

Aucune loi belge n'impose l'assurance familiale. Contrairement à la RC auto, vous pouvez traverser la vie sans elle. Mais ce n'est pas la responsabilité qui est facultative : c'est le contrat. Le Code civil vous oblige, lui, à réparer le dommage que vous causez à autrui. Sans contrat, la réparation sort de votre patrimoine. Plusieurs pays l'ont d'ailleurs rendue obligatoire, précisément parce qu'elle est le socle de la protection d'un ménage.

Le vrai piège n'est donc pas de s'en passer, c'est de croire qu'on en a une : beaucoup de ménages en ont une sans le savoir, parce qu'elle est intégrée au contrat habitation et incendie. Elle est alors calibrée sur les minimums légaux, avec les exclusions standard, et personne ne l'a relue depuis la souscription. Un déménagement, un chien, un enfant qui part en kot : autant d'événements qui changent le risque sans que le contrat bouge.

Ce qu'on vérifie systématiquement quand un nouveau client arrive avec ses contrats : est-ce que la familiale existe, et où elle se trouve. Une fois sur cinq, elle est en double, dans l'habitation et dans un contrat séparé. Une fois sur dix, elle n'existe pas du tout.

Le fait neuf

Ce qui a changé le 1er janvier 2025

Le livre 6 du Code civil, consacré à la responsabilité extracontractuelle, est entré en vigueur. Il réécrit la responsabilité des mineurs et de leurs parents. Avant, les parents pouvaient s'exonérer en démontrant qu'ils avaient correctement éduqué et surveillé leur enfant. Ce n'est plus possible pour un enfant de moins de 16 ans : la responsabilité est de plein droit, sans échappatoire.

  • Moins de 12 ans
    Jamais responsable
    L'enfant de moins de 12 ans ne peut pas voir sa responsabilité engagée, quel que soit son acte. La victime doit se tourner vers les parents.
  • De 12 à 16 ans
    Appréciation du juge
    Entre 12 et 16 ans, le juge peut retenir la responsabilité personnelle du mineur, en tenant compte de son âge et de son discernement.
  • Parents, enfant < 16 ans
    Responsables de plein droit
    Plus aucune échappatoire : prouver une bonne éducation et une bonne surveillance ne suffit plus. La responsabilité est automatique.
    Le changement
  • Parents, enfant 16 ans et +
    Présomption réfragable
    Pour un enfant de 16 ans ou plus, les parents restent présumés responsables mais peuvent encore renverser la présomption.
  • Pendant l'école
    La surveillance change de mains
    Quand l'enfant est confié à l'école ou à un club, la responsabilité de la surveillance se déplace vers l'institution, qui a sa propre assurance.

Concrètement : la victime est certaine d'être indemnisée, et c'est le patrimoine des parents, donc leur assurance familiale, qui paie. Le contrat qui était confortable devient structurant.

Et sans enfants ? Elle reste indispensable

Le nom du contrat trompe : la familiale n'est pas une assurance pour parents. C'est une assurance pour toute personne qui sort de chez elle. Quatre situations, quatre âges de la vie.

Un cycliste en rue : le type de dommage indemnisé par la RC vie privée

Qui est couvert ?

Le mot « familiale » est trompeur : le cercle des assurés est plus large que la famille au sens strict, et il est fixé par la loi.

Un principe à retenir : seuls les tiers sont indemnisés. Le dommage qu'un assuré cause à un autre assuré du même contrat, ou à ses propres biens, n'est pas couvert. Votre fils qui casse la télévision du salon n'est pas un sinistre couvert ; votre fils qui casse la télévision du voisin, oui.

Territorialité

Le minimum légal couvre l'Europe géographique et les pays riverains de la Méditerranée. De nombreux contrats étendent au monde entier, souvent pour des séjours limités dans le temps. Si vous voyagez hors Europe, c'est la première ligne à vérifier.

La garantie la plus mal comprise

La protection juridique incluse dans la familiale

Presque toutes les familiales embarquent un volet protection juridique, et presque tous les clients surestiment sa portée. Elle ne couvre que deux choses : le recours civil extracontractuel, c'est-à-dire réclamer réparation à celui qui vous a causé un dommage hors de tout contrat, et la défense pénale. Rien d'autre. Et souvent avec des plafonds d'intervention très bas.

Ce qu'elle couvre

  • Le recours civil extracontractuelRéclamer réparation à celui qui vous a causé un dommage hors de tout contrat : le voisin dont l'arbre tombe chez vous, l'automobiliste qui vous renverse à vélo.
  • La défense pénaleVos frais d'avocat quand vous êtes poursuivi devant une juridiction répressive pour un fait couvert par le contrat.
  • Des plafonds basSouvent quelques milliers d'euros par sinistre, parfois avec un seuil d'intervention minimal en dessous duquel l'assureur n'entre pas en jeu.

Ce qu'elle ne couvre pas

  • Les litiges avec un bailleur ou un locataireIls naissent du bail, donc d'un contrat.
  • Les litiges de consommation et de travauxFournisseur, entrepreneur, garage, vendeur : un contrat vous lie à eux.
  • Les litiges médicaux et d'honorairesLa relation avec le prestataire de soins est contractuelle.
  • Le droit du travail et le droit de la familleLicenciement, divorce, succession : hors champ, sans exception.
  • Les litiges avec une administrationFiscalité, urbanisme, permis, amendes administratives.

Tout ce qui naît d'un contrat, donc l'essentiel des litiges d'une vie, reste dehors : bail, achat, travaux, fournisseur, employeur, banque, administration, honoraires médicaux. Pour ces dossiers, il faut une protection juridique étendue, souscrite à part. Ne comptez pas sur le volet inclus dans la familiale : il n'est pas fait pour ça.

Le mécanisme

Faute, dommage, lien de causalité

Pour que l'assurance intervienne, trois conditions doivent être réunies simultanément. C'est la grille que l'assureur applique à chaque déclaration, et celle qui explique la plupart des refus.

Un régime échappe à l'exigence de faute : les dommages causés par un animal. Son gardien en répond automatiquement, sans qu'aucune imprudence doive être démontrée. Il suffit d'établir le dommage et le lien de causalité.

Les exclusions que la loi autorise

L'arrêté royal du 12 janvier 1984 fixe un socle minimum, puis énumère ce que l'assureur peut exclure. Rien ne l'y oblige : c'est là que les contrats se distinguent.

Ce que la loi autorise à exclure
Pourquoi
Ce qu'on vérifie dans le contrat
  • Les dommages soumis à une assurance RC obligatoire
    Pourquoi : Ils relèvent d'un autre contrat légalement imposé, au premier chef la RC auto.
    On vérifie : L'exception légale : un mineur qui conduit sans avoir l'âge requis, à l'insu de ses parents, reste couvert.
  • La faute intentionnelle à partir de 16 ans
    Pourquoi : Un dommage volontaire n'est pas un aléa : il n'est jamais assurable.
    On vérifie : Sous 16 ans, la plupart des contrats indemnisent quand même. C'est la clause la plus utile du contrat.
  • Les dommages entre assurés
    Pourquoi : Seuls les tiers sont indemnisés : un assuré n'est pas un tiers pour son propre contrat.
    On vérifie : Certains contrats rachètent les dommages corporels entre assurés. Extension rare et précieuse.
  • Vos propres biens
    Pourquoi : La RC répare le dommage causé à autrui, pas votre patrimoine.
    On vérifie : Vos biens relèvent de l'habitation ou d'une omnium.
  • La responsabilité contractuelle
    Pourquoi : Le contrat ne couvre que la responsabilité extra-contractuelle : hors contrat.
    On vérifie : Les dégâts au logement loué relèvent du volet locatif de l'habitation. Les objets prêtés ou confiés sont à négocier.
  • Véhicules automoteurs, bateaux à moteur, aéronefs
    Pourquoi : Ces engins relèvent d'assurances spécifiques.
    On vérifie : Où passe exactement la limite : jet-ski, bateau à moteur, drone, engin de déplacement.
  • Les chevaux et animaux non domestiques
    Pourquoi : Le risque est d'une autre nature que celui d'un chien ou d'un chat.
    On vérifie : Si vous avez un cheval, il faut une extension ou une RC cheval distincte.
  • Les sports et loisirs nommés au contrat
    Pourquoi : L'assureur peut désigner les activités qu'il refuse de couvrir.
    On vérifie : La liste : saut à l'élastique, parachutisme, sports de combat, compétition motorisée. Elle varie fortement.
  • La chasse
    Pourquoi : Elle fait l'objet d'une assurance obligatoire propre.
    On vérifie : Que la couverture chasse existe bien ailleurs si vous chassez.
  • L'activité professionnelle et le contrat de travail
    Pourquoi : La vie privée s'arrête où commence le travail.
    On vérifie : Si vous êtes indépendant, la RC professionnelle et la RC exploitation prennent le relais.
  • Amendes, astreintes et sanctions pénales
    Pourquoi : Une sanction personnelle n'est pas assurable par nature.
    On vérifie : Ce que le contrat prend en charge en frais de défense, distinct de l'amende elle-même.
Le point qui distingue vraiment deux offres

La garantie objets confiés

Vous empruntez la tondeuse du voisin et vous la cassez. Le voisin est bien un tiers, mais un contrat vous lie à lui : un prêt. On est donc dans le champ contractuel, que la RC vie privée exclut par principe. Résultat : la tondeuse est pour vous.

Sauf si le contrat reprend la garantie objets confiés. Elle rachète précisément ce trou : le bien prêté, loué ou confié, dans la limite d'un montant et souvent avec une franchise propre. Deux contrats à 90 € peuvent se séparer là, et nulle part ailleurs.

Ce qu'on demande à la compagnie
  • La garantie objets confiés est-elle acquise ou en option ?
  • Jusqu'à quel montant par sinistre, et avec quelle franchise ?
  • Couvre-t-elle le bien loué, ou seulement le bien prêté ?

Liste établie sur la base de l'arrêté royal du 12 janvier 1984 déterminant les conditions minimales de garantie des contrats d'assurance couvrant la responsabilité civile extra-contractuelle relative à la vie privée, et des conditions générales les plus répandues sur le marché belge.

Les montants

Les plafonds légaux, et pourquoi ils sont si déséquilibrés

La loi impose deux minimums par sinistre. Le plafond corporel vaut vingt fois le plafond matériel : un dommage corporel grave se paie en rentes, sur des décennies, tandis qu'un dommage matériel se chiffre à la facture.

Ces montants sont indexés sur l'indice des prix à la consommation : votre contrat doit indiquer le montant indexé, pas le montant de base.

  • Dommages corporels, par sinistre 12 394 676,24 €

    Lésions, soins, incapacité, pertes de revenus, préjudice des proches. Un seul dossier grave peut mobiliser plusieurs millions sur toute une vie.

  • Dommages matériels, par sinistre 619 733,81 €

    Biens détruits ou endommagés. Vingt fois moins que le plafond corporel, et pourtant suffisant dans l'immense majorité des dossiers.

Barres hors échelle, assumé : à l'échelle réelle, la barre matérielle ferait 5 % de la barre corporelle et serait invisible. Le rapport réel entre les deux plafonds est de 1 à 20. Montants indexés issus de l'arrêté royal du 12 janvier 1984.

Trottinette, vélo électrique, speed pedelec

La frontière entre la familiale et la RC auto obligatoire ne dépend pas de l'allure à laquelle vous roulez, mais de la vitesse que l'engin atteint sans que vous pédaliez.

L'engin
Ce que dit la loi
Qui paie les dommages aux tiers
  • Vélo classique
    Sans moteur
    La loi : Ce n'est pas un véhicule automoteur. Aucune assurance imposée.
    Qui paie : La RC vie privée
  • Vélo à assistance électrique
    Pedelec, assistance jusqu'à 25 km/h
    La loi : Le moteur n'agit qu'au pédalage et s'arrête à 25 km/h : pas de RC obligatoire, pas de plaque.
    Qui paie : La RC vie privée
  • Trottinette électrique
    Propulsion autonome ≤ 25 km/h
    La loi : Exclue de l'assurance RC auto obligatoire depuis la loi du 2 juin 2019. Interdite aux moins de 16 ans sur la voie publique.
    Qui paie : La RC vie privée
  • Engin à propulsion autonome rapide
    Plus de 25 km/h sans pédaler
    La loi : Dès que l'engin dépasse 25 km/h par la seule force du moteur, il redevient un véhicule automoteur.
    Qui paie : Une RC véhicule automoteur
  • Speed pedelec
    Assistance jusqu'à 45 km/h
    La loi : Cyclomoteur de classe P : immatriculation, casque et permis. La qualification pour l'assurance reste discutée.
    Qui paie : À vérifier au contrat
  • Cyclomoteur, scooter
    50 cm³ ou équivalent électrique
    La loi : Véhicule automoteur sans ambiguïté : RC obligatoire et plaque.
    Qui paie : Une RC véhicule automoteur

Depuis la loi du 2 juin 2019, les engins dont la vitesse en propulsion autonome ne dépasse pas 25 km/h sortent de l'assurance RC véhicules automoteurs obligatoire et relèvent de la RC vie privée. La qualification du speed pedelec reste discutée et les conditions générales divergent d'une compagnie à l'autre : on la vérifie engin par engin avant de compter sur la familiale.

Ce qui reste à votre charge

Franchise et recours contre un enfant mineur

La franchise

La loi prévoit une franchise légale pour les dommages matériels, indexée, qui s'établit aujourd'hui autour de 330 €. Elle ne s'applique qu'aux dégâts matériels : un dommage corporel est indemnisé sans franchise.

Depuis 2004, les parties peuvent convenir d'un autre montant, et beaucoup d'assureurs le font : certains suppriment la franchise, d'autres la relèvent. Sur un contrat à 90 € par an, racheter la franchise est souvent le meilleur euro dépensé, parce que les sinistres familiale sont nombreux et modestes.

Ce qu'on regarde : le montant exact appliqué par la compagnie, son indexation, et s'il joue par sinistre ou par victime.

Le recours contre le jeune

La faute intentionnelle n'est jamais assurée. Mais la plupart des contrats belges indemnisent quand même la victime lorsque l'auteur a moins de 16 ans. Au-delà de cet âge, l'assureur peut payer la victime puis se retourner contre le jeune : c'est le droit de recours.

Ce recours est plafonné par la loi et les contrats-types le limitent encore davantage : certains assureurs le bornent à quelques milliers d'euros. La règle générale applicable aux assurances de responsabilité :

  • Première tranche, récupérable en entier 11 000 €
  • Au-delà, la moitié du surplus 50 %
  • Plafond absolu du recours 31 000 €
Une histoire vraie

Un chien lâché deux secondes, un cycliste au sol, 45 000 € de dommage.

Un client de Ciney promène son chien sans laisse sur un chemin de campagne. L'animal traverse devant un cycliste, qui chute. Fracture du poignet, opération, broche. Le cycliste est indépendant : il ne facture plus pendant onze semaines.

Le dossier se règle à environ 45 000 €, dont l'essentiel n'est pas médical mais économique : la perte de revenus professionnels, chiffrée par l'expert sur les trois derniers exercices comptables. Le gardien de l'animal répond du dommage sans qu'une faute doive être prouvée : il n'y avait rien à discuter sur le principe.

La familiale a payé. Prime annuelle du contrat : 94 €.

Ce que le dossier apprend
  • Le dommage corporel n'est presque jamais médical : c'est la perte de revenus qui fait la facture.
  • Le gardien d'un animal répond sans qu'une faute doive être prouvée. Pas de débat possible.
  • Un plafond matériel confortable ne protège pas d'un dossier corporel. Ce sont deux mondes.
Transparence

Combien ça coûte, et comment comparer

Comptez de l'ordre de 70 à 130 € par an pour un ménage, un peu moins pour une personne seule. À ce niveau de prime, comparer sur le prix n'a presque aucun sens : quinze euros d'écart ne pèsent rien face à une exclusion mal placée. Ce qui différencie deux contrats, ce sont les six points ci-dessous.

Notez aussi que la familiale est souvent vendue en package avec l'auto. La remise est réelle, mais elle vous lie : si vous changez d'assureur auto, la réduction familiale saute.

Notre recommandation

Mettez la familiale chez la même compagnie que votre assurance habitation. Plusieurs couvertures se chevauchent entre les deux contrats : le kot étudiant, les biens de villégiature, les dégâts causés dans un logement temporaire. Avec un seul assureur, le dossier est traité par un seul gestionnaire. Avec deux, chacun a intérêt à renvoyer la balle à l'autre, et c'est vous qui attendez.

  1. 01

    Quels sont les plafonds, et sont-ils indexés ?

    Le contrat doit indiquer les montants indexés du jour, pas les montants de base de 1984.

  2. 02

    Quelle franchise, et sur quoi porte-t-elle ?

    Montant exact, indexation, et application par sinistre ou par victime.

  3. 03

    Qui est exactement dans le cercle des assurés ?

    L'étudiant en kot, la personne qui garde les enfants, l'aide ménagère, le conjoint séparé.

  4. 04

    Jusqu'où va la territorialité ?

    Europe géographique seule, ou monde entier, et pour quelle durée de séjour.

  5. 05

    Quelles exclusions la compagnie a-t-elle reprises ?

    La loi autorise onze familles d'exclusions : chaque assureur en reprend une sélection différente.

  6. 06

    Que contient exactement le volet protection juridique ?

    Recours civil extracontractuel et défense pénale uniquement, avec des plafonds bas. Tout litige né d'un contrat en est exclu.

Notre rôle

Sur un contrat à 90 €, le travail du courtier n'est pas de négocier la prime : c'est de lire les conditions générales à votre place, de comparer les exclusions reprises par chaque compagnie, et de vérifier que votre situation réelle, les animaux, le kot, la personne qui garde les enfants, entre bien dans le cercle des assurés.

Nous travaillons avec plus de 40 compagnies. Voir comment nous travaillons.

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L'avis du courtier
« C'est le contrat le moins cher du portefeuille et celui dont on se sert le plus. Je n'ai jamais vu un client regretter de l'avoir. J'ai vu des familles regretter de ne pas l'avoir relu. »

Quand un client m'apporte deux offres de familiale, il me montre deux primes qui se ressemblent. Je ne regarde pas les primes : je cherche la garantie objets confiés, le cercle exact des assurés et la territorialité. C'est là que les contrats se séparent, et c'est ce qui décide du sort du dossier le jour où quelque chose arrive.

FS
Florian Struyf
Courtier en assurances, gérant de Cinassur

Bureaux de Ciney, Dinant, Eghezée et Bruxelles. Courtier agréé FSMA n° 111917.

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Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur la familiale

Votre cas n'y est pas ? Posez la question, on répond en 48h.

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  • L'assurance familiale est-elle obligatoire en Belgique ?

    −

    Non. Aucune loi n'impose l'assurance familiale. Mais la responsabilité qu'elle couvre, elle, est bien imposée par le Code civil : sans contrat, c'est votre patrimoine qui paie. Environ neuf ménages belges sur dix en ont une, souvent intégrée à l'assurance habitation.

  • Qu'est-ce qui a changé pour les parents le 1er janvier 2025 ?

    +

    Le livre 6 du Code civil est entré en vigueur. Les parents d'un enfant de moins de 16 ans sont désormais responsables de plein droit des dommages causés par cet enfant : ils ne peuvent plus s'exonérer en prouvant qu'ils ont bien éduqué et bien surveillé. La victime est indemnisée, et c'est le patrimoine des parents ou leur assurance familiale qui paie.

  • Mon enfant de 10 ans casse une vitre : qui paie ?

    +

    L'enfant de moins de 12 ans n'est jamais personnellement responsable. La réclamation se dirige vers les parents, responsables de plein droit. C'est l'assurance familiale qui indemnise le voisin, y compris quand le geste était volontaire : la plupart des contrats couvrent la faute intentionnelle d'un enfant de moins de 16 ans.

  • Mon étudiant en kot est-il encore couvert par notre assurance familiale ?

    +

    Oui dans la grande majorité des contrats, tant qu'il reste fiscalement à charge et qu'il n'a pas fondé son propre ménage. Le kot ne rompt pas la couverture. À vérifier quand il commence un job étudiant : les dommages causés dans le cadre du travail relèvent de l'employeur, pas de la RC vie privée.

  • Les dommages causés par mon chien sont-ils couverts ?

    +

    Oui. Le gardien d'un animal est responsable des dommages que celui-ci cause, sans qu'une faute doive être prouvée. L'assurance familiale couvre les animaux domestiques du ménage. Les chevaux et les animaux non domestiques font souvent l'objet d'une exclusion ou d'une extension tarifée : c'est un point à lire avant de signer.

  • La RC familiale couvre-t-elle la trottinette et le vélo électrique ?

    +

    Oui pour les engins dont la vitesse en propulsion autonome ne dépasse pas 25 km/h : depuis la loi du 2 juin 2019, ils ne relèvent plus de l'assurance RC auto obligatoire mais de la RC vie privée. Au-delà, et pour un speed pedelec assimilé à un cyclomoteur, une RC véhicule automoteur devient nécessaire. Les contrats divergent sur ce point : on le vérifie engin par engin.

  • Combien coûte une assurance familiale et que couvre-t-elle au minimum ?

    +

    Comptez de l'ordre de 70 à 130 € par an pour un ménage. Le minimum légal est fixé par l'arrêté royal du 12 janvier 1984 : au moins 12 394 676,24 € par sinistre pour les dommages corporels et 619 733,81 € pour les dommages matériels, avec une garantie qui s'étend à l'Europe géographique et aux pays riverains de la Méditerranée.

  • L'assurance familiale couvre-t-elle les dégâts que je cause à un bien loué ou prêté ?

    +

    Généralement non : le dommage à un bien qui vous est confié, loué ou prêté relève de votre responsabilité contractuelle, que la loi autorise à exclure de la RC vie privée. Les dégâts au logement que vous louez relèvent du volet locatif de votre assurance habitation. Certains contrats rachètent partiellement les objets confiés : c'est une extension à demander.

Envoyez-nous votre contrat actuel, on vous dit ce qui manque.

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À lire aussi

Cette page a une valeur informative et ne remplace pas les conditions générales, les conditions particulières et le document d'information (IPID) du contrat, seuls documents contractuels. Les montants légaux cités sont indexés et peuvent évoluer. Les exemples chiffrés sont reconstitués à partir de dossiers réels et ne constituent pas un engagement d'indemnisation. Cinassur est le nom commercial de Jacis SRL, courtier en assurances agréé FSMA sous le numéro 111917.

Courtier agréé FSMA n° 111917 Jacis SRL, nom commercial Cinassur · RPM Liège, division Dinant